Baywatch | Alerte à Malibu, le retour des pectoraux et des poitrines au cinéma

21 juin 2017
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Baywatch Alerte à Malibu pose une trame qui, dès le départ, nous rappelle aux belles heures de la série créée par Michael Berk, Douglas Schwartz et Gregory J. Bonann. Des surveillants de plage qui font un p

Baywatch | Alerte à Malibu, le retour des pectoraux et des poitrines au cinéma

Comment ne pas sourire à l’idée de penser qu’une série aussi populaire qu’Alerte à Malibu débarque sur grand écran. Pourtant, le projet est vite devenue une réalité il y a quelques mois lorsque le casting, assez décalé, a été présenté au monde. Exit David Hasselhoff, David Charvet et Pamela Anderson, voici venu le temps de Dwayne Johnson, Zac Efron et Kelly Rohrbach. Un crû bien ancré dans l’ère 2017 qui intriguait plus qu’il ne rassurait. Réalisé par un maître de la comédie à l’américaine, Seth Gordon (Comment tuer son boss, Arnaque à la carte), le film nous a donc été présenté en avant-première. Pour quel résultat?


Baywatch : Alerte à Malibu pose une trame qui, dès le départ, nous rappelle aux belles heures de la série créée par Michael Berk, Douglas Schwartz et Gregory J. Bonann. Des surveillants de plage qui font un peu plus que leur travail s’unissent afin de déjouer un complot criminel qui menace l’avenir de la Baie. À leur tête, le légendaire et tant apprécié Mitch Buchannon va devoir faire avec sa nouvelle recrue, pas très impliquée, le champion olympique Matt Brody. À leurs côtés ? Des plantureuses jeunes femmes nommées Summer Quinn (qui s’appelle comme ça dans la vraie vie ?) et C.J. Parker. Vous trouvez ce pitch trop maigre pour en faire un film de qualité ? Vous n’avez pas forcément tort.


Comme ce fut le cas en 2012 lors de la sortie de 21 Jump Street, Paramount Pictures a souhaité faire de ce revival un film surchargé à l’adrénaline et rempli de séquences drôles, et coup de poing. Très vite, on comprend que le réalisateur a tenté de s’imprégner du travail accompli par Phil Lord et Christopher Miller pour faire de Baywatch un film résolument jeune. Bien évidemment, les références à la série pleuvent, mais le but est clair et précis : se diriger avant tout vers un public novice. Vous aurez droit à un mix, tantôt savoureux, tantôt gênant, de blagues crus tournant généralement autour de la braguette. Et ce n’est pas tout. Des scènes d’action portées par un Dwayne Johnson au sommet de son art culturiste, des abdominaux criants de vérité photoshopées sur le ventre de Zac Efron et la poitrine filmée, au ralenti, d‘une Kelly Rohrbach en plein effort. Vous voyez un peu dans quoi vous vous embarquez ? Eh bien ce sera dix fois pire (ou mieux, selon les goûts).

En ce sens, Baywatch : Alerte à Malibu a eu l’excellente (mais peu audacieuse) idée de ne jamais se prendre au sérieux. Vous comprendrez rapidement que l’ensemble des personnages sont tournés en dérision et qu’il est préférable de prendre avec beaucoup de recul ce qui se trame devant vous. Néanmoins, cette sensation à elle seule ne suffit pas à sauver le film de ses lacunes. Au-delà d’un scénario aussi mince qu’un fil de soie, la réalisation de Seth Gordon peut déranger par son manque d’ambition générale, notamment en terme artistique, et surtout la redondance de son côté décalé. Si l’idée de jouer sur les stéréotypes renvoyés par chaque personnage prête vite à (sou)rire, cela ne fonctionne pas tout au long des deux heures de projection. On perd parfois en consistance, surtout lorsque le film souhaite jouer sur nos émotions, et on revient vite à l’humour potache pour tenter de sauver les meubles.

Le nouveau Mitch est toujours aussi cool

Stéréo-types

On notera aussi que l’image renvoyée par Baywatch est quelque peu arriérée. S’il s’amuse parfois à nous montrer qu’il faut être « beau, bronzé et musclé » pour réussir en tant qu’homme ou « mince, jolie et à forte poitrine » pour réussir en tant que femme, cela ne fonctionne pas toujours. À trop vouloir se moquer de lui-même, le long-métrage finit par renvoyer cette image qu’il s’était peut-être juré de combattre : il faut être beau et fort pour triompher. On pourrait contredire cette pensée en invoquant le personnage de Ronnie Greenbaum, un jeune homme timide et en surpoids, qui va réussir à rejoindre l’équipe de Mitch Buchannon. Malheureusement, il est bien trop peu présent et finalement assez peu attachant pour nous enlever cette idée de l’esprit. On a du mal à le croire, mais Baywatch nous renvoie un léger côté machiste qu’on aurait pensé enterré avec la fin de la série, il y a plus de quinze ans maintenant.


Du côté des personnages, et de leurs interprètes, rien à redire. Dwayne Johnson campe un Mitch Buchannon parfait, totalement en adéquation avec celui de David Hasselhoff. L’acteur américain est décidément très à l’aise lorsqu’il s’agit de sortir les pectoraux et les blagues et nous ne pouvons imaginer meilleur choix pour ce rôle. Zac Efron est quant à lui véritablement agaçant et c’est bien là une des réussites du film. En véritable beau garçon au corps de rêve, il fera fantasmer bon nombre de spectateurs et spectatrices même si son côté nonchalant peut exaspérer. Alexandra Daddario (True Detective, San Andreas), Kelly Rohrbach et Priyanka Chopra (Quantico) sont elles l’assurance « sexy » du film et garantissent bien souvent le show. Bien qu’on puisse regretter de plutôt voir leurs formes que leur jeu, on sent qu’elles assument pleinement leur personnage, ce qui est fondamentalement une bonne chose.

Kelly Rohrbach, la nouvelle Pamela Anderson

Nous noterons tout de même que les effets spéciaux de Baywatch sont de piètre qualité et ne rehaussent pas l’intérêt stylistique du long-métrage. Bien qu’ils ne soient pas présents outre mesure, la réalisation ayant été tournée en grande partie en milieu naturel (Miami, Floride, Savannah et Georgie), on aurait apprécié un effort supplémentaire. Certains plans ne font clairement pas naturels, notamment ceux tournés en mer, ce qui limite parfois l’implication du spectateur. Dommage.


Conclusion

Baywatch est léger, parfois drôle et souvent explosif. Mais il est loin d’être une vraie réussite comme ce pu être le cas, par exemple, avec 21 Jump Street. À force de vouloir trop en faire, la réalisation de Seth Gordon se perd un peu et déçoit là où elle aurait dû frapper fort. Si on passe un moment sympathique, surtout lorsqu’on est jeune, il est clair que le film ne restera pas dans les mémoires, même si on ne l’attendait pas vraiment.

Source: http://www.journaldugeek.com
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